Histoire
 
 
 

 

 
Durant la dynastie des Qing, les Manchous s'employèrent à persécuter les disciples de Shaolin. Pour détruire le monastère, ils eurent recours à d'anciens disciples de Shaolin qui les avaient rejoint. Ces derniers qui torturèrent et tuèrent nombreux de leurs anciens frères d'armes, furent la honte de Shaolin.

D'après la légende, lorsque le monastère fut pris par les Manchous, Ng Mui, une nonne bouddhiste, réussit à s'enfuir. Elle se réfugia à Tai Leung Shan. Là, elle décida de créer un nouveau style de kung fu qui puisse battre Shaolin, permettant ainsi de punir les traîtres qui avaient livré le monastère aux Manchous. Elle s'inspira de deux styles de shaolin, celui du serpent et de la grue. 

Le style de Shaolin était rigide et puissant. Il fallait des années pour maîtriser les techniques de base, très sophistiquées. Les élèves s'entraînaient d'une manière très stricte, très mécanique, en insistant beaucoup sur la force.

Ng Mui choisit l'opposé. Dans son système, la vitesse et la technique supplantaient la force physique. Les mouvements étaient simples et tout en souplesse. Il n'y avait pas de formes pré-arrangées. Chaque élève devait réagir en fonction de la technique employée par l'adversaire.


Elle transmit son art à sa première élève, Yim Wing Chun (alias Yim Yee Gung), qui à son tour le transmit à son mari Leung Bok-Cho. Celui-ci l'aurait perfectionné. A la mort de sa femme, il appela ce style le Wing Chun, peut-être en hommage à celle qui l'y avait initié, peut-être en allusion en l'espoir de voir, en ces siècles de domination manchoue, chassé l'envahisseur, grâce à une renaissance du Shaolin.
     
Yip Man  

Puis le style fut transmis par Wong Wah-Bo, par Leung Yee-Tye, par Leung Jun, enfin par Chang Wah-Soon. Ce dernier, qui consacra sa vie à perfectionner le Wing Chun, n'enseignait qu'à 16 étudiants, dont le plus jeune s'appelait Yip Man.

Ce petit homme toujours souriant, qui n'avait rien d'un colosse, fut le dernier de la lignée : Il enseigna jusqu'à l'âge de 79 ans dans un petit kwoon de Kowloon (Hong-Kong), et mourut l'année d'après.

     
A la mort de Yip Man, le dernier Grand Maître, ses disciples ne s'entendaient pas. L'un d'eux, Leung Ting, créa son propre style, le Wing Tsun, basé sur des mouvements plus directs et commença à enseigner ce que lui, a compris du Grand Maître Yip Man.   Si-jo Leung Ting
     
Si-jo Leung Ting et Si-gung Kernspecht   Aujourd'hui, l'Organisation Européenne de Wing Tsun est la plus grande organisation professionnelle d'arts martiaux au monde. Le développement du Wing Tsun est dû à son aspect pratique et réaliste.